Di bonissima!

Ça ne m’arrive pas chaque année, j’ai fait un cadeau pour la fête des pères : « Je t’emmène faire la voie que tu veux ». Et ce qu’il voulait, c’était la Dibona. Le choix de la voie n’a pas été difficile. « Visite obligatoire », remonte les 400m de la face Sud de l’aiguille pour 12 longueurs de 6a. Le cadeau parfait!

Tracé de visite obligatoire.

Tracé de visite obligatoire.

Après une journée de travail et plusieurs heures de voiture nous voilà au pied du vallon du Soreiller à 19h30. Il ne va pas falloir trainer à avaler les 1100m de dénivelé pour être à l’heure pour le souper.

Après une journée de boulot...

Après une journée de boulot…

La température est fraîche, il vaut mieux monter maintenant qu’à midi.

Lumière du soir dans la vallée.

Lumière du soir dans la vallée.

Après 1h30 de marche le sentier sort du canyon pour entrer dans le cirque du Soreiller au milieu duquel trône l’aiguille de nos rêves. Ça a l’air magnifique!

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22h00, nous voilà au refuge qui siège au pied de l’aiguille. Ce n’est pas dans tous les refuges que l’on peut se faire servir aussi tard mais le refuge du Soreiller est un endroit spécial (les gardiennes sont super sympas!!)!
Une courte nuit de sommeil plus tard, il est 6h. Le petit dèj est avalé à toute vitesse et c’est parti! Il ne faut pas trainer, il parait qu’il y a 7 cordées qui vont dans « visite obligatoire » et autant dire qu’on veut pas être le dernier wagon. Surprise, c’est nous la locomotive. La journée s’annonce parfaite.

La L1 réveille. Cette dalle technique et relativement engagée peut refroidir pour la suite. Mais ce n’est pas le cas de papa qui est bien décidé à profiter de son cadeau à fond.

L1, ça réveille.

L1, ça réveille.

Il attaque la L2 avec entrain et l’enchaîne sans peine la dalle fine. La locomotive est lancée. La cordée qui nous suit, commence déjà à se faire distancer (un wagon non réversible est toujours moins rapide). On est tranquille.

C’est mon tour de passer en tête pour la L3, qui m’a beaucoup plu. La longueur consiste à remonter un pilier vertical tout en compression sur des pinces plates. Le soleil arrive.

L3, on commence à s'élever.

L3, on commence à s’élever.

L4, les toits. Papa les affronte avec le sourire et un fois encore sans difficulté. Encore une longueur différente et magnifique.

L4, en pleine forme.

L4, en pleine forme.

 

L4, a l'attaque des toits.

L4, a l’attaque des toits.

Je reprend la tête pour m’attaquer à la « fissure rondouillarde » de la L5. Techniquement déroutante et complètement magnifique.

L5, flat.

L5, flat.

L5, le gaz est présent.

L5, le gaz est présent.

Et avec le sourire s’il vous plaît!

L5, smile!

L5, smile!

L6, le 4c n’est pas bien plus facile que les 6a.

L7, le 5c est plus facile que le 4c. Ici l’itinéraire se complique un peu du fait d’un croisement avec la fissure Madier. Le mieux, c’est d’aller chercher le relais dix mètres au dessus de la jonction avec le dièdre.

L7, un peu de repos.

L7, un peu de repos.

Nous sommes au pied du bastion supérieur. La face est plus raide. Et c’est papa qui s’y colle pour une L8 bien physique sur des écailles franches.

De nouveau une fissure ronde en L9.

L9, en mode réta.

L9, en mode réta.

L9, Le refuge tout petit vue d'ici!

L9, Le refuge tout petit vue d’ici!

 

La L10 est une dalle très très fine où j’étais content d’être en second.

De retour en tête pour la L11 les choses se calment. C’est principalement de la marche avec deux gendarmes très marrants à grimper.

 

L11, ça s’effile.

L11, ça s’effile.

L11, plus besoin des mains.

L11, plus besoin des mains.

 

L12, dernière longueur qui nous amène au sommet de l’aiguille par un joli « off-width » en 5a.

 

L12, une dernière fissure.

L12, une dernière fissure.

L12, to the summit.

L12, to the summit.

 

Et voilà pas moyen d’aller plus haut, nous sommes au sommet des 3131m de la Dibona.

 

Juste à l'heure pour le picnic.

Juste à l’heure pour le picnic.

 

Il est midi au sommet. L’heure d’un picnic bien mérité. Nous sommes les premiers au sommet aujourd’hui : )

 

Summit!

Summit!

 

En deux rappels sur l’arrête nord nous voilà en baskets dans la neige.